2003 - Nutribiothérapie

Professeur Henri JOYEUX de Montpellier France

T.V + PRESSE + RADIOS :

Le Carillon Département 37

du 12 Mai 2003 en Page 1

Colloque sur la Nutribiothérapie
Jeudi 19 Juin 2003 à 20h30
à TOURS (37)
Centre de Conférence des Halles,
Salle Polyvalente, 1er Etage, Porte C
Entrée gratuite

Professeur Henri JOYEUX

Femme, si vous saviez !…Hormones, Ménopause et Ostéoporose

Jean-Pierre AUBRY
La mémoire du corps

Association E.D. C.A.S,
21 Rue Paul Cézanne 41100 NAVEIL
ou
www.edcas.org



Nouvelle République Département 41

du 14 Mai 2003 en Page 3

SANTE

Un colloque sur la nutribiothérapie

L'association Ensemble défendons le citoyen et l'avenir de la santé (ED CAS), de Naveil, organise un colloque sur la nutribiothérapie le jeudi 19 juin, à 2O h 30, à Tours, au centre de conférence des Halles, salle polyvalente, 1er étage, porte C.

Au Cours de ce colloque, animé par Rodolf-Karel Canoy, Expert psychologue, interviendront deux spécialistes de la nutrition : le professeur Henry Joyeux, cancérologue et chirurgien à la faculté de Montpellier, sur le thème" Femmes, si vous saviez…hormones, ménopause et ostéoporose », et un écrivain, Jean-Pierre Aubry, auteur d'ouvrages sur la nutrition, dont" L'Etonnante mémoire du corps ", aux éditions du Rocher.

Pour tous renseignements et inscriptions :

Association E.D. C.A.S. 21 Rue Paul Cézanne, 41100 Naveil, tél. / fax 02.54.73.91.91 ou www.edcas.org

Nouvelle République Département 41

du 03 Juin 2003 en Page 10

SANTE

Entraide médicalisée et psychique
A Naveil, l'association « Ensemble défendons le citoyen et l'avenir pour la santé » apporte informations et conseils à des patients dans le besoin. Elle organise le 19 juin à Tours, un colloque consacré à la nutribiothérapie.

Pierre BULLE exerce depuis 20 ans, son métier de médecin généraliste conventionné dans la vallée du Loir. C'est dire s'il en a vu des patients un peu " déboussolés " face à la maladie, son traitement, ses conséquences. « Il y a des patients qui sont parfois sous-estimés, ballottés d'un praticien à l'autre. On ne prend pas assez en compte leur problème médical. Ils ne savent pas trop où s'adresser ", explique-t-il.

" Agir sur la philosophie de l'entraide "
C'est donc pour avoir vécu tout cela et constaté in fine qu'il y a de gros besoins dans ce domaine qu'il a fondé en novembre 1996, l'association " Ensemble défendons le citoyen et l'avenir pour la santé " (E.D. C.A.S.) qu'il préside et dont le siège est à Naveil. Dans la commune habite également le responsable de la communication Rodolf-Karel Canoy, expert psychologue, psychothérapeute et psychologue du travail.

Le but de l'association est de « procurer une entraide médicalisée et psychique à toute personne en situation de perte psychoaffective ou de défaillance psychologique ". Et le président d'ajouter: " Nous basons essentiellement notre action sur la philosophie de l'entraide ". Tous ceux qui sont issus des milieux médical ou paramédical et qui se sentent concernés, seront bien évidemment les bienvenus.

Un site Internet bien consulté
Mais que les choses soient claires : il ne s'agit pas d'offrir des consultations déguisées, seulement de donner aux gens la possibilité de venir s'informer, de leur prodiguer des conseils, de favoriser leur prise de conscience vis-à-vis d'une pathologie, de leur fournir des pistes de réflexion. Cela à travers une réunion mensuelle à thème (sauf en juillet et août) qui a lieu à la salle de réunions des associations, rue du stade à Naveil. En septembre, il sera question d'orthopractie, en octobre de kinésiologie, en novembre d'une indication de l'orthopédie. En décembre, ce sera l'assemblée générale.

S'il n'y a qu'une vingtaine de participants en moyenne à chaque réunion naveilloise, l'association qui compte maintenant plus d'une centaine d'adhérents, prend néanmoins une dimension nationale et internationale, depuis qu'elle a ouvert il y a un: peu plus de six mois son site Internet. Il est régulièrement mis à jour et diffuse notamment le bulletin info de l'association.

Actuellement, le nombre des consultations du site est d'environ 250 à 350 connections par jour. On est très content à l'E.D C.A.S. et on espère bien que cela va encore se développer, car il est bien évident que tout le monde ne peut pas venir aux réunions de Naveil. C'est bien sûr pour ça que le site a été créé.

Association EDCAS, 21, Rue Paul-Cézanne à Naveil (41100) ; tél. et fax: 02.54.73.91.91.

Mail : edcas.41@edcas.org ; site médical et paramédical : www.edcas.org

Réunion le troisième mercredi du mois à 20h 30.

Un colloque sur la nutribiothérapie :

Pour ceux qui l'ignorerait – il doit bien y en avoir – la nutribiothérapie, c'est de soigner et prévenir par les aliments ou comment manger certains aliments et à quel moment.

Juste un petit exemple tout simple pour bien comprendre. Le chocolat à la fin d'un repas n'aura aucune conséquence néfaste. Si on en mange n'importe quand, ce ne sera pas forcément la même chose. Autrement dit, en fonction du moment auquel on l'absorbe, un produit n'aura pas le même effet sur l'organisme ni les mêmes conséquences. D'où l'importance de la nutribiothérapie à laquelle l'association E.D. C.A.S. consacre un colloque. Ce sera Jeudi 19 Juin à 20h30 à Tours, au centre de conférence des Halles, salle polyvalente, 1er étage, Porte C.

Le premier intervenant est le professeur Henry Joyeux, professeur de chirurgie digestive à la faculté de médecine de Montpellier, spécialiste en nutrition et cancérologie, chirurgien au centre régional de lutte contre le cancer de Montpellier. Son thème : « Femme, si vous saviez !…..Hormones, ménopause et ostéoporose », Jean-Pierre Aubry traitera de « La mémoire du Corps ».

Entrée gratuite. Il est prudent de s'inscrire. Pour ce faire ou pour des renseignements, voir les coordonnées de l'association ci-dessus.

Le Petit Vendômois

Mensuel Juin 2003, Numéro 1832

en Page centrale (7)

COLLOQUE SUR LA NUTRIBIOTHÉRÀPIE

JEUDI 19 JUIN, TOURS

L'association Ensemble Défendons le Citoyen et l'Avenir de la Santé (E.D. C.A.S.), de Naveil, organise un colloque sur la nutribiothérapie le jeudi 19 juin, à 20 h 30, à Tours, au centre de conférence des Halles, salle polyvalente, 1er étage, porte C.

Au Cours de ce colloque, Présidé :par le Docteur Pierre BULLE et animé par Rodolf-Karel Canoy, Expert psychologue, interviendront deux spécialistes de la nutrition : le professeur Henry Joyeux, cancérologue et chirurgien à la faculté de Montpellier, sur le thème "Femmes, si vous saviez... hormones, ménopause et ostéoporose» et un écrivain, Jean-Pierre Aubry, auteur d'ouvrages sur la nutrition dont "L'étonnante mémoire du corps", aux éditions du Rocher.

Pour participer à ce colloque, il suffit de s'inscrire :

E-mail : edcas.41@edcas.org ou par courrier à E.D. C.A.S., 21 Rue Paul Cézanne 41100 Naveil, par téléphone : 02.54.73.91.91.

Nouvelle République Département 37

du 11 Juin 2003 en Page 02

Un colloque jeudi sur la nutribiothérapie :

Pour ceux qui l'ignorerait – il doit bien y en avoir – la nutribiothérapie, c'est de soigner et prévenir par les aliments ou comment manger certains aliments et à quel moment.

Juste un petit exemple tout simple pour bien comprendre. Le chocolat à la fin d'un repas n'aura aucune conséquence néfaste. Si on en mange n'importe quand, ce ne sera pas forcément la même chose. Autrement dit, en fonction du moment auquel on l'absorbe, un produit n'aura pas le même effet sur l'organisme ni les mêmes conséquences. D'où l'importance de la nutribiothérapie à laquelle l'association E.D. C.A.S. consacre un colloque. Ce sera Jeudi 19 Juin à 20h30 à Tours, au centre de conférence des Halles, salle polyvalente, 1er étage, Porte C.

Le premier intervenant est le professeur Henry Joyeux, professeur de chirurgie digestive à la faculté de médecine de Montpellier, spécialiste en nutrition et cancérologie, chirurgien au centre régional de lutte contre le cancer de Montpellier.

Entrée gratuite. Il est prudent de s'inscrire. Pour ce faire ou pour des renseignements, 02.54.73.91.91 ou l'association Ensemble Défendons le Citoyen et l'Avenir pour la Santé, 21 Rue Paul Cézanne 41100 NAVEIL

Nouvelle République Département 41

du 13 Juin 2003 en Page 5

Un colloque sur la nutribiothérapie

Sait-on bien ce qu'est la nutribiothérapie ? C'est soigner et prévenir par les aliments ou comment manger certains aliments et à quel moment. Car un produit (le chocolat par exemple) suivant qu'il est absorbé à un moment ou à un autre de la journée n'a pas le même effet ni les mêmes conséquences sur l'organisme. L'association« Ensemble défendons le citoyen et l'avenir pour la santé" (EDCAS), dont le siège est à Naveil près de Vendôme, consacre un colloque au sujet jeudi prochain, 19 juin, à 20 h 30 à Tours, au centre de conférence des Halles, salle polyvalente, 1er étage, porte C.

Interviendront le professeur Henry Joyeux, professeur de chirurgie digestive à la faculté de médecine de Montpellier, spécialiste en nutrition et cancérologie, chirurgien au centre régional de lutte contre le cancer de Montpellier, qui parlera hormones, ménopause et ostéoporose ainsi que Jean-Pierre Aubry qui traitera de " la mémoire du corps. »

Renseignements et inscriptions : association EDCAS, 21 , rue Paul-Cézanne à Naveil, tél. et fax 02.54.73.91.91. E-mail : edcas.41@edcas.org; site médical et paramédical: edcas.org


RADIOS

Radio Plus F.M.

Diffusion de l'annonce du colloque

Du Mardi 11 au Mercredi 18 Juin 2003, Trois fois par jour


TELEVISIONS

France 3 Touraine (37)

Annonce du colloque par un journaliste

Jeudi 19 Juin 2003 aux Informations de 19h00

SYNTHESE :

Professeur Henri JOYEUX
Professeur de chirurgie digestive
à la Faculté de Médecine de Montpellier
Spécialiste en Nutrition et Cancérologie
Chirurgien au Centre Régional de Lutte contre le Cancer de Montpellier

Nous observons une augmentation très nette du nombre de cancers. De plus en plus de femmes jeunes sont atteintes par des cancers que l'on ne voyait autrefois qu'à des âges beaucoup plus avancés. En 1975, en France, on détectait 7000 nouveaux cas de cancers du sein chaque année. En 1995,20 ans plus tard, nous détectons 35000 nouveaux cas. Cela veut dire qu'il yen a cinq fois plus en vingt ans, soit une augmentation générale de 60%. Alors que nous nous attendions à une augmentation de 2% de plus par an, nous sommes actuellement à près de 4%.

Si une femme est atteinte du cancer du sein à l'âge de 80 ans, cela n'est pas inquiétant parce qu'on la guérira sans traitement agressif, chirurgie, chimiothérapie ou radiothérapie, mais simplement par une thérapie antihormonale. Et cette femme arrivera assez facilement à
85/90 ans. Par contre, si une femme de trente ans est atteinte, le traitement est beaucoup plus difficile. C'est le même cancer, mais il survient à un âge où il va être malheureusement beaucoup plus agressif. Même si une prolongation statistique de 5 années supplémentaires de vie est notée, à l'âge de 30 ans ce n'est pas la même chose qu'à 80 ans.

Pourquoi y a t il de plus en plus de cancers chez les jeunes ?

Certains cancérologues répondent: «Devenus de meilleurs spécialistes et grâce aux scanners et IRM; nous détectons les cancers plus tôt qu'avant». Il est exact que l'on peut diagnostiquer aujourd'hui un petit cancer à son début et qu'on a ainsi le maximum de chance de guérison. Mais quand on trouve la moitié des nouveaux cancers du sein chez des femmes de 50 ans, ce n'est pas uniquement grâce à la radiologie ou à l'IRM, c'est parce qu'il y a une augmentation réelle du nombre de ces cancers. Restons donc prudents et modestes. Les cancérologues sont de plus en plus submergés. Si nous pouvions réellement vaincre cette maladie, nous devrions pouvoir diminuer le nombre des centres anticancers. Malheureusement il faudra bientôt les doubler. Pourquoi ?

La femme française à 1'heure actuelle prend des oestroprogestatifs pendant douze années en moyenne selon l'INSEE. Or en prendre trop longtemps peut être dangereux pour la santé. Mais on ne le dit pas assez et c'est pour cette raison que j' ai écris un livre (Femmes si vous saviez F. X de Guibert).

Comment traite-t-on un cancer du sein ?

Chez une femme de 85 ans, un comprimé par jour d'un médicament anti-restrogène suffit. Grâce à ce traitement le nodule apparu dans le sein va disparaître. Ce traitement anti-hormonal devra être pris pendant cinq années, puis il faudra l'arrêter parce qu'il risque de provoquer ensuite un cancer de l'utérus.

Chez les femmes de moins de 50 ans, ce qui est le cas de la moitié des 35.000 nouvelles femmes atteintes de cancer du sein chaque année, il faudra opérer, enlever tout ou partie du sein, faire des rayons pour éviter une récidive. Si les ganglions de l'aisselle sont atteints, il faudra ajouter une chimiothérapie. Tous ces traitements sont extrêmement lourds.

Mais après la ménopause, la chimiothérapie n'est absolument pas nécessaire s'il n'y a pas de ganglion atteint. Malheureusement il arrive encore qu'elle soit prescrite car des laboratoires font parfois croire qu'un tel traitement est bénéfique sans que cela ait été prouvé. C'est pourquoi les cancérologues doivent garder un esprit critique pour ne pas faire subir des traitements inutiles.

Il en est de même pour le cancer de la prostate. Dans ce type de cancer, non grave puisqu'on peut le guérir avec des rayons et un traitement anti­testostérone, la chimiothérapie est totalement inefficace, donc parfaitement inutile.

Que penser des traitements hormonaux de substitution ?

Utiles dans 5% des cas, on propose actuellement ces hormones de substitution à 95 % des femmes qui arrivent à l'âge de la ménopause. Pour cela on les culpabilise: «Madame, si vous ne faites pas cela, vous allez tomber en poussière, votre mari va vous quitter parce que vos muqueuses vont se dessécher, vous aller faire un infarctus ou une maladie d'Alzeimer !».

Et si, trois ans plus tard, on leur découvre un cancer lié à ce traitement, on va leur dire que c'est un bon cancer, qu'il faut apprendre à vivre en harmonie avec lui !

Il ne faut pas croire que le traitement hormonal substitutif de la ménopause peut éviter tous les troubles. Et il n'est pas prouvé que ce traitement protège contre la maladie d'Alzheimer. L' ostéoporose, les sécheresses des muqueuses et la plupart des troubles liés à la ménopause peuvent être évités sans passer par un traitement hormonal substitutif. On peut donner d' autres conseils qui ne coûtent pas si chers, qui ne coûtent rien à la sécurité sociale, tels les conseils alimentaires. Il n 'y a pas besoin de se mettre obligatoirement des patchs sur les fesses ou de prendre des médicaments pour faire vivre des laboratoires pharmaceutiques.

Je ne suis pas contre ces laboratoires, je suis contre leurs abus. Ainsi, les spécialistes en marketing font croire à toute personne ayant un taux de cholestérol élevé qu'il faut nécessairement absorber leur médicament! Cet excès de cholestérol peut simplement venir du fait qu' on mange un petit peu trop. Il suffirait alors de conseiller :«mangez des pommes, réduisez ceci, réduisez cela, mangez un peu plus de ceci ou de cela» pour régler le problème.

Ainsi, cinq oeufs seulement par semaine ne feront pas monter votre taux de cholestérol. Par contre, le traitement hormonal substitutif et les stéroïdes font grimper le taux de cholestérol, ce qui entraîne la prescription de médicaments contre ce cholestérol, alors que, dans la plupart des cas, il suffirait de diminuer le traitement substitutif et de manger davantage de fruits !

Parce qu'il a été trop prescrit, un médicament anti-cholestérol a récemment provoqué 52 morts. Considéré comme un poison, il vient d' être retiré, alors que c'était peut-être un médicament fort utile, mais pour 5 % seulement des patients. Maintenant, par suite d'un excès de marketing du laboratoire, nous ne pouvons plus disposer de ce médicament.

Les femmes qui prennent un traitement hormonal substitutif et qui souhaitent l'arrêter pour agir autrement ne doivent pas l'arrêter brutalement. Sinon des bouffées de chaleur peuvent reprendre. On ne peut arrêter ce traitement que progressivement. Si, par exemple, vous prenez pendant 3 semaines un comprimé par jour, vous pouvez passer à un comprimé tous les deux jours: un le dimanche, pas le lundi, un le mardi, pas le mercredi, un le jeudi, pas le vendredi. . . et ainsi de suite pendant un mois. Le mois d'après, vous passez à un comprimé tous les trois jours - un jour je le prends, deux jours je ne le prends pas, puis un jour je le prends, deux jours je ne le prends pas. . . Et en trois mois vous allez pouvoir arrêter progressivement le traitement mais pendant ce temps, changez votre alimentation :

Mangez mieux et meilleur !

Dégustez 4 fruits par jour. Des fruits frais, pas mélangés dans un yaourt. Quatre par jour, différents et de saison, un au petit déjeuner, un au repas du midi, un au repas du soir et un avant de vous coucher. Des fruits régalent bien mieux que des trucs empaquetés, des tartes ou crèmes de ceci ou de cela. N'allez au restaurant que s'il propose des fruits en dessert. Et à la maison veillez à avoir une belle corbeille de fruits. Que vous changerez tous les jours parce qu'à la fin de la journée vous les aurez mangés.

Pour les enfants des écoles, nous sommes en train d' essayer de diffuser un concept nouveau : «un fruit frais à chaque récré». On s'est rendu compte que pour les enfants, le fruit de la cantine au repas du midi, il part à la poubelle car ils l' ont à peine croqué. Tout simplement parce qu'ils sont inondés de pâtes, de frites, de ci, de ça et de ketchup. Alors que si on le leur met à 10 h 30, ils le mangent parce qu'ils ont faim. Et leurs maîtresses mangent aussi des fruits, ce qui est excellent pour elles également. Et l'après-midi ils doivent avoir aussi un autre fruit. Aussi, contribuez à imposer ce concept: Un fruit frais à l'école à chaque récrée Et deux autres à la maison pour avoir la ration indispensable de vitamines, d'oligo-éléments, de minéraux et de fibres.

Ces fibres sont indispensables pour que le colon se nettoie. Ce sont de petites brosses qui permettent aux déchets d' être évacués quotidiennement, indispensables pour la prévention du cancer du colon et du rectum. Ce sont des choses simples, il n'y a pas besoin de médicaments ni d'ordonnance.

Favorisez la prévention :

Des consultations de prévention devraient être mises en place afin d' éduquer les gens à manger mieux, à respirer mieux, à améliorer tout ce qui contribue à la santé. Ceci pour engendrer plus de comportements positifs pour la santé que de négatifs. Si on met du gas-oil dans un moteur à essence, on n'ira pas bien loin. De la même manière, si dans notre corps nous mettons une alimentation de qualité, nous irons loin. Mais avec n'importe quoi, nous récolterons toutes les maladies métaboliques possibles et imaginables.

Ces conseils seraient également utiles pour la prévention des maladies cardiovasculaires, métaboliques, diabète, goutte ou toutes les maladies auto-immunes ainsi que pour les cancers. Près de 40 à 50 % des cancers sont liés à de mauvaises alimentations.

Mangez au moins quatre fruits par jour. Au bout de huit jours, les bonnes habitudes seront prises. Ne dites pas «je n'aime pas les fruits !» car c'est la nature, donc la vie qui vous les donne et vous ne pouvez pas dire que vous n'aimez pas la vie! La plupart des personnes qui croient ne pas les supporter sont en réalité stressées. Il faut toujours bien mastiquer les fruits, et ne pas abuser des ananas, des pamplemousses ou des oranges. Préférez les bananes, les poires, ne mangez pas la peau et prenez au début des fruits qui n'ont pas trop de fibres. A vous de voir ce que vous supporterez le plus. Très rapidement vous vous rendrez compte que vous serez mieux «dans votre peau». Cela veut dire être moins angoissé, moins stressé, moins en train de trembler pour la moindre chose qui se passe autour de nous ou dans la société.

Autres conseils :

De bonnes viandes existent encore chez nous. Préférez toujours celle issue d'animaux nourris avec des aliments de qualité. Rudolf Steiner écrivait en 1923 «si on continue à donner à manger aux vaches comme on le fait maintenant, elles deviendront folles». Ce philosophe a été un prophète, il a vu les choses à distance. Poissons et fruits de mer à gogo. Vous pouvez en manger tous les jours de la semaine, c'est délicieux, les enfants se régalent. Quant aux saucissons, saucisses, jambon blanc ou autres charcuteries, limitez-les à une fois de temps en temps et préférez plutôt une alimentation saine et de qualité.

Parlons des laitages. La télévision dégouline de yaourts. A la place de tous ces yaourts, de tous ces fromages. . .mangez des fruits! «Mais, a/ors le calcium, mon ostéoporose, je vais finir en poussière et mon mari avec moi ?» Les vaches sont des mammifères, comme nous elles font du calcium solide, et que mangent-elles ? Des végétaux ! Vous aussi mangez des tomates, des laitues, des salades. Et avec de l'huile d'olive, Car il est démontré que cette huile est un transporteur du calcium vers l'os. Par contre, le calcium contenu dans le yaourt et autres laitages part avec les matières fécales. Il faut donc en prendre énormément pour qu'il en reste un tout petit peu.

Quel est le meilleur calcium ?

Dans mon livre (Mangez mieux et meilleur F. X de Guibert) je donne la liste complète des aliments qui contiennent le plus de calcium : noisettes, amandes, poissons (les sardines cuites à la vapeur par exemple) et dans les fromages. Les meilleurs au niveau de la répartition des acides gras et du calcium et ceci a été démontré, sont les fromages de chèvre et de brebis. Et aussi parce qu'ayant du goût, ils rassasient plus vite et qu'ainsi on n'en prend pas trop.

Ayant des problèmes de colonne, j'ai été opéré d'une double hernie discale. Malgré la rééducation j'avais toujours mal au dos. Le matin, je prenais au petit déjeuner un grand bol de lait avec du chocolat. J'ai arrêté ce lait et les tartines de beurre. Quatre jours après je ne souffrais plus. A chaque fois que j'en ai repris, à l'occasion des vacances par exemple, la douleur est revenue. Depuis que je n'en prends plus, je n'ai plus mal au dos, j'ai de saines sensations au niveau de ma colonne. Pourquoi ? Parce que certaines protéines du lait sont des antigènes. Notre corps les repère, fabrique un anticorps et ce complexe antigènes/anticorps va sur les grosses articulations, c' est-à-dire les épaules, les hanches, les genoux et le dos. Quand on consomme du lait, parfois même une quantité relativement peu importante, je m'en suis personnellement rendu compte, on a ces douleurs dont je viens de parler. Actuellement mon petit déjeuner c'est un grand bol de thé avec un fruit ou deux.

Pour remplacer le beurre, mettez de l'huile d'olive dans une coupelle et placez-là la veille au congélateur. Le lendemain matin, enduisez-en votre tartine grillée. C'est très bon au goût et pour la santé parce que cela aide à calcifier le squelette.

Et pour les boissons ?

D'abord vous avez le « Château La rompe » de l'année en cours! L'idéal est de le prendre avec du thé. Le thé vert contient beaucoup d'antioxydants qui sont de véritables «antirouille». Prenez-en trois grands bols, un au petit déjeuner, un vers 10 h et un autre dans l'après midi. Le thé du matin ne doit pas infuser trop. Celui de fin de matinée et de l'après-midi, faites-le infuser un peu plus pour qu'il devienne presque orangé, un peu amer. Car là vous aurez beaucoup de polyphénols, de flavonoïdes. Ce sont des produits antioxydants extrêmement utiles. Que vous ayez eu un cancer ou que vous en ayez un en cours de traitement ou bien que vous en n'ayez pas, dans tous les cas, c'est bon pour la santé. On peut y ajouter un peu de miel pour l'adoucir. S'il faut y mettre un petit nuage de lait je ne suis pas contre, il ne faut pas être dogmatique, il faut aussi tenir compte des goûts des personnes.

Légumes et céréales :

Ces végétaux contiennent des substances à action hormonale: les phyto-hormones. Préférez les légumes et céréales de qualité biologique. Les graines germées sont excellentes pour la vitalité. Les légumes cuits à la vapeur et servis avec de 1'huile d'olive, du persil, de l'oignon ou de l'ail sont des délices! Vous n'aurez plus de bouffées de chaleur en quinze jours si vous mangez vos quatre fruits par jour. Absorbant ainsi beaucoup de phytohormones par vos aliments, vous n'aurez plus besoin de traitement hormonal de substitution.

Si les bouffées de chaleur vous gênent de manière trop importante, vous pouvez compléter avec un petit traitement homéopathique. Mais les hormones qui diminuent à la ménopause, apportez-les de manière intelligente par votre alimentation. Pendant que vous réduirez votre traitement hormonal substitutif en trois mois, améliorez vos habitudes alimentaires.

Nous arriverons à réduire ce satané cancer grâce au grand public. Il faut qu'il soit plus informé. La santé, c'est une alimentation saine, une bonne respiration, un comportement affectif et sexuel harmonieux et un bon équilibre social.

JUIN 2003
ALIMENTATION ET SANTE:
UN "GRAND PATRON" CONSEILLE LE BIO


Le Professeur Henri Joyeux est chirurgien des hôpitaux, chef de service de chirurgie digestive, chef de consultation au Centre régional de lutte contre le cancer Val d'Aurelle, à Montpellier.

Il s'intéresse, depuis de nombreuses années, aux relations qui existent entre l'alimentation et la santé, et il a publié de nombreux ouvrages sur le sujet ("Médecines nouvelles" N°26).

Il se préoccupe également de l'effet des traitements hormonaux sur les taux d'accroissement des cancers du sein chez la femme ("Médecines nouvelles" N°94).

Il conduit, depuis 1999, avec une équipe de l'I.N.S.E.R.M.,(sous la direction du Docteur Manelte Gerber), le programme ABARAC, destiné à comparer les aliments issus de différentes méthodes d'agriculture: biologique, conventionnelle et raisonnée.

Guy Roulier présente les premiers résultats révélés par le professeur Henri Joyeux, au cours d'une conférence donnée dans le cadre du salon "Festi Bio" qui s'est tenu à Durtal (Anjou).

Il est désormais prouvé que les produits de l'agriculture biologique contiennent davantage de vitamines, de minéraux, d'oligo-éléments, d'acides aminés et moins de produits chimiques de synthèse nocifs.

Nous conseillons l'alimentation biologique et équilibrée, et ceci n'est pas toujours compris.

Nous avons constaté que le changement d'alimentation apportait des améliorations spectaculaires, physiques et psychologiques, notamment dans l'ensemble des maladies dégénératives ou fonctionnelles, récidivantes ou chroniques (fatigue, déprime, infections à répétitions, rhumatismes, douleurs musculaires, vieillissement précoce...).

Si "manger bio", c'est respecter son corps, c'est aussi respecter l'environnement, les équilibres naturels. C'est la seule alternative à la situation préoccupante pour la santé publique et pour l'environnement que nous vivons actuellement.

Les sommes colossales investies dans la santé n'ont pas eu l'effet escompté, et, depuis peu, de nouvelles maladies apparaissent, corrélatives à la dégradation du système immunitaire de l'individu.

Poulet à la dioxine, viandes aux hormones et aux antibiotiques ( voir "Médecines nouvelles" N°8 Spécial alimentation : "La viande aux antibiotiques"), prions (la "vache folle"), listeria, résidus de traitements chimiques, légumes aux O.G.M., aux répercussions mal évaluées à long terme, autant de sujets qui ne constituent (hélas!) que la partie visible de l'iceberg de la "mal-bouffe". Ces scandales ont eu le mérite d'entraîner une prise de conscience qui accélère le développement et la généralisation d'une agriculture de santé, biologique. Il restait à démontrer aux sceptiques que les aliments de l'agriculture biologique (A.B) présentaient un avantage pour la santé du consommateur.

Dans l'étude commandée par le Professeur Henry Joyeux, l'agriculture biologique, opposée à l'agriculture conventionnelle et raisonnée, décroche la médaille d'or de la densité nutritionnelle. Ce chirurgien, spécialiste de la nutrition, a compris depuis longtemps l'importance de la qualité de l'alimentation pour la santé et la prévention des cancers. Voici de larges extraits de sa conférence. Nous ne pouvons que le remercier de son courageux travail d'information et de sa lutte pour la défense de la vie et de la santé avec tant d'acharnement et de détermination.

La conférence du Professeur Henri Joyeux :

Il y a en France 22 centres antican­céreux et, si nous continuons à ce rythme, dans vingt ans il faudra en doubler le nombre. La disparition du fléau du cancer est possible, mais il faut pour cela employer les grands moyens... En tant que chirurgien-cancérologue, je vois trop de cancers du tube digestifs liés à l'alimentation, trop de cancers hormono-dépendants liés à l'alimentation... D'une façon générale, il y a une consommation excessive de traitements hormonaux donnés à des gens qui ne sont pas malades...

Les statistiques faisaient état, en 1975, pour la France, de 7.000 nouveaux cas de cancers du sein, chaque année. Or, actuellement, nous sommes à 35 000 cas, soit cinq fois plus de cancers en 25 ans.

(Voir"Médecines nouvelles " N°100" Traitements hormonaux et cancers " Janvier 2001).

Les aliments apportent l'énergie dont nous avons besoin quotidiennement: protéines, glucides, lipides, eau, minéraux, oligo-éléments, vita­mines, fibres.

Si nous comptions les différents éléments nutritionnels que nous ingérons, chaque jour, via notre alimentation, nous pourrions dénombrer 28 nutriments différents. Le problème réside dans le fait qu'autour de ces éléments, existent beaucoup de substances étrangères: pesticides, insecticides, xénobiotiques (du grec xéno: étranger à notre organisme) que nous consommons à notre insu. En effet, dans le domaine du cancer, que voit-on ?

  • cancer du pharynx :

On constate que le cancer oto-rhino-laryngologie n'est pas seulement lié au tabac, mais aussi à une alimentation délétère, parmi laquelle on retrouve un certain nombre d'alcools qui abîment localement l'oropharynx. Ajoutés à la cigarette, ils sont responsables de ces cancers graves, douloureux, agressifs et difficiles à soigner.

  • cancer de l'œsophage :

On retrouve les mêmes types de causes qui vont favoriser l'apparition de germes dans I'œsophage ou dans l'estomac du nom d'Helicobacter pilori, bactéries spécifiques du tube digestif qui apparaissent quand on mange mal et trop vite, quand on est stressé.

La présence de l'Helicobacter pilori dans le tube digestif est responsable de gastrites, qui vont devenir chroniques, pour aboutir à un ulcère de l'estomac.

Nous savons que les ulcères de l'estomac peuvent dégénérer et se transformer en cancer (notamment ceux de la petite courbure de l'estomac). Dans ces ulcères, il faut opérer et changer d'alimentation, prendre des habitudes alimentaires nouvelles. Il s'agit de manger mieux.

  • cancer du foie :

Le foie est la plaque tournante de tous les métabolismes. Il joue un rôle fondamental, puisque c'est lui qui va recevoir les nutriments issus de l'alimentation, après avoir été filtrés par le tube digestif, les transformer en énergie, qui sera ensuite distribuée à l'ensemble de l'organisme. Il va ainsi préparer, non seulement les hormones dont nous avons besoin, mais aussi tous les métabolites nécessaires au fonctionnement du cerveau.

Mais, il va aussi recevoir tous les produits issus de la cuisson des aliments. Nous insistons sur cet aspect du problème car, de la cuisson des aliments, dépend aussi la qualité des produits nutritionnels.

Il y a aussi le problème des virus qui proviennent soit de la contamination par piqûre, soit de la transfusion sanguine, soit de notre alimentation, comme les virus de l'hépatite A, soit de l'eau ou de certains produits alimentaires ne provenant pas de l'agrobiologie.

  • cancer du colon et du rectum :

Ils représentent 35 000 nouveaux cas, chaque année. Ces cancers sont liés à une mauvaise alimentation (xénobiotiques), mais ils proviennent également, de la préparation des aliments aux huiles frites dépassant les 100 % (benzopyrène, acroléine).

La meilleure alimentation sera celle qui sera cuisinée à une température ne dépassant pas les 95 degrés.

  • cancers du tube digestif :

Les polypes du tube digestif sont des tumeurs bénignes représentant un danger, car ils sont capables de se transformer en cancers. J'insiste sur la nécessité d'une surveillance attentive des polypes du côlon et du rectum, chez les personnes qui ont, dans leur famille, des personnes qui en ont été atteintes. Les cancers du tube digestif représentent 55 000 nouveaux cas, chaque année en France, dont moins de la moitié peuvent être guérie.

Pourquoi y a-t-il tant de cancers du tube digestif ? Pourquoi y a-t-il une telle augmentation des cancers du sein et de la prostate ? Parmi les causes, il y en a deux principales : l'alimentation et la consommation de médicaments. Il ne faut jamais prendre de médicament, ni de traitement hormonal quel qu'il soit, si l'on n'est pas malade...

Ce conseil que je donne aux hommes et aux femmes, je le donne également pour éviter les maladies cardio-vasculaires, les rhumatismes, le diabète et les maladies métaboliques. Il y a donc une cohérence-santé, parce que l'organisme s'oriente naturellement vers la santé, dans la mesure où les aliments qu'on lui donne lui permettent de le faire.

Etude qualitative comparative :

Au début de l'année 2000, notre équipe a lancé un programme de recherche, dont je peux dévoiler aujourd'hui les premiers résultats. La question posée était la suivante: "Est-ce que les aliments biologiques sont véritablement supérieurs qualitativement aux aliments provenant des autres procédures culturales ?".

Nous avons obtenu un budget du Conseil Régional du Languedoc-Roussillon pour l'étude comparative de trois types d'agriculture :

* Agriculture conventionnelle (A.C.);

* Agriculture biologique (A.B.) et, depuis peu de temps, ce qu'on appelle une nouvelle agriculture

* Agriculture raisonnée (A.R.): ce troisième type d'agriculture n'est ni conventionnel, ni biologique, mais il se situe entre les deux

LISTE DES ALIMENTS TESTÉS :

La liste des 20 aliments que nous testons est la suivante :

  • volailles, viande 1e de porc, viande rouge
  • lait de vache, fromages
  • oeufs frais
  • pommes de terre, tomates, laitues, carottes, soja,
  • pommes,
  • huile d'olive, olives,
  • pain,
  • péches,
  • lentilles, pois chiche,
  • oignons,
  • vin rouge
  • épeautre

Cette étude consiste à sélectionner, pour chacun de ces aliments, environ trois éléments positifs et trois éléments négatifs.

Les éléments positifs sont ceux qui sont utiles à la santé: vitamines, oligo-éléments, minéraux, acides aminés, acides gras bénéfiques.

Les éléments négatifs sont les substances xénobiotiques, c'est-à-dire les pesticides, insecticides, fon­gicides, hormones ajoutées dans les viandes ou dans les oeufs.

Cette étude s'est déroulée sous l'égide de l'I.N.S.E.R.M. avec un laboratoire qui travaille au Centre régional anti-cancéreux du Languedoc-Roussillon


PREMIERS RÉSULTATS :

Salades (laitues) :

Eléments dosés : vitamine C, bétacarotène, lutéine. Nous n'avons pas trouvé de différence significative entre AB, AR et AC, pour ce qui concerne les produits toxiques.

Par contre, la différence apparaît de façon probante pour :

Ø la vitamine C : AB : 26 - AR : 20 - AC : 17

Ø le bétacarotène : AB : 7,31 - AR : 5,35- AC : 2,48

Pour ces 2 vitamines, essentielles à l'organisme, le bio vient en tête.

Ø la lutéine : AB : 14,6 - AR : 9,05 - AC : 8,07

Tomates :

Les tomates contiennent une sub­stance très intéressante pour la prévention du cancer appelée Lycopène (il faut manger les tomates avec leur peau, car il y a davantage de Lycopène dans la peau que dans la pulpe).

Ø le Lycopène : AB : 41,8 - AR : 34,7 - AC : 31,3

Ø le bétacarotène : AB : 6, 1 - AR : 5,8 - AC : 4,6

La vitamine C : AB : 13,5 - AR : 16 - AC : 10,5

Une différence en faveur du raisonné. La raison réside dans la nature de l'échantillon étudié: dans le raisonné, la maturité était différente.

La vitamine E : AB : 0,81 - AR : 0,74 - AC : 0,43

Le zinc : AB : 1,99- AR : 1,67- AC : 1,47

Le potassium :: AB : 2353 - AC : 2102 - AR : 1892

Utile pour la contraction du muscle cardiaque

Le fer : AB : 3,2 - AR: 3 - AC : 3,9

On note une présence trop importante de fer dans l'AC.

Les produits toxiques :

Ils ne sont présents ni dans le bio, ni dans l'AR, ni l'AC.

Pommes de terre :

Les nitrates : AB : 14 - AC : 126

Trop de nitrates dans l'AC.

La vitamine C : AB: 63 - AC: 45

Les produits toxiques :

Ils sont trouvés en plus grandes quantités dans l' AC.

Oignons jaunes :

  • Plus de matière sèche, de calcium et de phosphore dans l' AB.
  • Plus de soufre ( sulfures d'allyles, ce qui nous fait pleurer) et de potassium dans l' AB.

Oeufs :

Pesticides organochlorés, en particulier lindane, dans une série d'œufs AC sur trois.

Volailles :

  • Volailles conventionnelles élevées en batterie: 42 jours.
  • Volailles de l'agriculture raisonnée : 56 jours
  • Poulets label rouge fermiers: 81 jours nourris aux farines
  • Volailles bio : 91 jours, nourries dans la nature

Conclusions provisoires :

Nous avons enfin la preuve de la supériorité nutritionnelle qualitative de ces aliments issus de l'agrobiologie.

La science a compris qu'il était important de faire des tests, de vérifier les choses et de ne plus se contenter de théories et de croyances.

D'autres études ont été effectuées, par d'autres équipes, sur les laits, les fromages, les laitages concernant les pesticides. D'autres preuves ont été réunies, concernant les carottes bio, et publiées il y a déjà quelques années: pas de produits toxiques dans l'agriculture biologique: les teneurs en calcium, phosphore et en oligo-éléments sont supérieures pour la bio.

Voilà un domaine extrêmement important sur lequel il convient de réfléchir: la pollution ambiante. Par exemple, un champ de laitue qui jouxterait un champ non-bio, l'eau est la même, la pollution de l'air est la même. Nous ne maîtrisons pas la pollution atmosphérique au niveau des différents aliments, ce qui fait que personnellement, dans l'avenir, il devrait y avoir davantage d'études comme celle que nous sommes en train de faire.

Elle va bien sûr être critiquée. Ce qu'il faut, c'est qu'il y ait des résultats comparatifs. Il ne faut pas en rester seulement à un procédé d'agriculture. En tant que nutritionnistes, nous sommes obligés d'être rigoureux, nous sommes obligés de dire, aussi bien à l'agriculture conventionnelle (A.C.) qu'à l'agriculture biologique (A.B) ou raisonnée (A.R.) que nous voulons des preuves que le produit est meilleur. Preuves non seulement subjectives (aspect, couleur, odeur, saveur), mais également objectives (quantification des produits à la fois xéno biotiques et biologiques dans l'aliment).